Quand j’ai reçu un email de PriceMinister me demandant de rédiger un billet sur mon blog décrivant une sélection de 3 jeux sortis dans la période 2000-2010, sans distinction de support, et qui ont selon moi durablement marqués l’histoire du jeu vidéo, je ne pensais pas que le choix allait être aussi cornélien.
Pourtant, au risque de me contredire mais je vais développer mon point de vue, il y a un jeu auquel j’ai directement pensé, c’est Resident Evil 4 sur Nintendo Gamecube ! En tant que fan de la série, RE4 marque un tournant décisif et abandonne l’horreur pour proposer un jeu d’action teinté d’une ambiance du tonnerre.

Contrairement aux premiers épisodes, et particulièrement Code Veronica (que j’adore), c’est avant tout l’ambiance et le sentiment d’oppression qui prime dans ce 4ème opus. Il n’y a pas de zombie isolé qui vous fera sursauter en sortant de la baignoire ou d’une armoire, non… Dans Resident Evil 4, on est en tant que jouer confronté à des hordes d’espagnols parasités qui nous attaquent sans cesse. On se réfugie dans une maison, pas grave, ces endiablés de parasitives défoncent les fenêtres, les portes. On est tout le temps sous pression.
Ce qui marque aussi dans cet épisode ce sont les décors qui ne sont plus fixes mais en 3D temps réel et la vue qui est dorénavant objective. Le personnage principal, Leon S. Kennedy, est vu de dos, légèrement de côté (un angle de vue parfois appelé ‘caméra à l’épaule’ au cinéma). Point de vue Gameplay, la maniabilité est un plus souple que dans les épisodes précédents et RE 4 voit l’apparition des QTE lors de certaines séquences.

En ce qui me concerne Resident Evil 4 a non seulement réussi à transposer le Survival Horror vers un jeu orienté action tout en proposant un gameplay solide et une immense rejouabilité. L’exemple du jeu parfait, pour moi. Ce n’est pas pour rien que le titre de Capcom a réussi de nombreuses récompenses (Metacritic – jeu de l’année 2005) & qu’en 2010 où il a été classé 12ème meilleur jeu de tous les temps par Game Rankings.
Avant d’enchainer et de parler du second jeu, il me semble que j’ai bien fait de commencer par RE4 en parlant de ces 3 jeux qui ont durablement marqués l’histoire du jeu vidéo! Je me trompe peut-être (entre nous rarement :ironie: ) mais j’ai l’impression que depuis sa sortie, nombreux sont les jeux d’actions sortis qui s’en inspirent. Pire, nombreux sont les jeux qui depuis me font carrément pensé à un RE4 simplement modé.
Pour le 2ème jeu, j’avoue que là non plus je n’ai pas eu trop de mal… Même si celui-ci est classé 6ème dans le classement du meilleur jeu de tous les temps par Game Rankings, ce n’est pas cela qui a influencé mon choix pour Uncharted 2: Among Thieves, mais là aussi je m’en vais vous développer le pourquoi du comment.
Déjà on a, en plus d’un superbe jeu d’action qui gère parfaitement la technologie HD et la puissance de la PS3 (merci Naughty Dog), une gueule ! Un vrai personnage qui répond au nom de Nathan Drake, l’Indiana Jones du jeu vidéo. Ensuite, mais j’y reviendrai en guise de conclusion, on a droit à un HOMME ! En effet, cette décennie, qu’on le veuille ou non, avec le retour de Lara Croft ou de Samus Aran, l’arrivée de Bayonetta, Lightning,… a vu la part belle aux personnages exclusivement féminin à travers les jeux vidéos. Ici point de poitrine ou de décolleté, mais un aventurier burné qui se retrouve plongé dans un des meilleurs jeux.

Uncharted 2, pour faire court, est sorti en octobre 2009 et comme je le disais en préambule, les petits gars de Naughty Dog ont réalisés un jeu qui tire pleinement parti des capacités techniques de la PS3. Mais au delà de cette débauche d’effets (pyro)techniques, le jeu propose surtout une jouabilité efficace et des séquences qui alterne la plateforme aventure et l’action avec des gunfights endiablés. Sans oublier quelques énigmes.
Uncharted 2 n’a certainement rien inventé que ce soit au niveau du Gameplay, de l’histoire, de l’action. Mais l’intelligence des petits gars de chez Naughty Dog c’est d’avoir réussi à créer le meilleur jeu PS3 à ce jour et un des meilleurs jeu tout court de part la technique maitrisée, l’action soutenue & l’Aventure avec un grand A.
Pour le dernier jeu sélectionné dans mon Top 3, je sais d’avance que je vais m’attirer les foudres de nombreux/ses lecteurs/trices… Mais laissez moi au moins vous expliquer pourquoi j’ai choisi de parler d’Heavy Rain qui, selon moi, a durablement marqué ou va durablement marquer l’histoire du jeu vidéo.

Certes David Cage, c’est un peu le Peter Molyneux français ce qui ne rend pas le bonhomme spécialement sympathique, certes Heavy Rain est loin d’être parfait, certes Heavy Rain ne propose rien de nouveau (Fahrenheit HD pour certain(e)s, Films dont vous êtes le héros pour d’autres,… ), … Mais qu’on le veuille ou non, Heavy Rain a fait parler de lui. Avant sa sortie en février 2010, le jeu était déjà détesté par une partie des joueurs & adulé par l’autre. Pareil pour la presse à sa sortie. Bref Heavy Rain ne laisse pas indifférent !
Mais il n’y a pas que la technique, Heavy Rain s’est avant tout un récit, un véritable film qui prend forme sous nos yeux de manière interactive. Pour rendre ce polar noir addictif, David Cage et son équipe chez Quantic Dream ont eu l’idée de découper le jeu en chapitres et de nous mettre dans la peau des différents personnages impliqués. Des chapitres plus ou moins nombreux selon les choix effectués car l’essence du jeu tourne autour de nos choix et de nos actions qui déterminent évidemment l’évolution du scénario. Il y a les actions sans conséquences, facultatives, les actions à conséquence directe au sein d’un même chapitre et les actions indirectes. Ces dernières sont plus intéressantes car elles modifient les chapitres suivants.
Dans mes impressions à chaud, je vous parlais de mon attachement aux personnages. Spécialement à Ethan Mars & Madison Page. Un attachement rendu possible grâce à la technique (Motion Capture, modélisation des visages, expressions,… ) mais surtout grâce à une palette d’émotions que le titre m’a fait vivre.
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Évidemment pour développer ces différentes émotions au long de l’histoire, que ce soit la peur, la haine,… Le jeu prend son temps. Les premiers chapitres sont vraiment à considérer comme une introduction. Contrairement à Fahrenheit, ancien titre de David Cage sorti sur PS2, PC & Xbox, qui nous plongeait directement dans l’action et en pleine scène de meurtre, Heavy Rain prend le temps de construire son intrigue et de nous plonger peu à peu dans ce polar. En plus de créer une ambiance propre au jeu, ces premiers chapitres permettent de se familiariser avec le Gameplay. malheureusement, le gameplay est perfectible…
Mais Heavy Rain ne peut pas être résumer à sa seule maniabilité, comme je le dis depuis le début, Heavy Rain est avant tout un film interactif qui se joue de nos émotions. De plus, il faut avouer qu’il est rare, si pas exceptionnel, de se retrouver face à un scénario adulte (qui dit adulte dit nu ?) dans un jeu vidéo.

J’ai adoré l’expérience réalisée par Quantic Dream, et j’ai juste envie de vous dire qu’Heavy Rain est un jeu qui se vit, tout en étant bluffé par les expressionsdes protagonistes(surtout leurs visages) à l’écran.
J’ai aussi envie de dire, sans spoiler, que certains choix à faire dans le jeu sont vraiment ‘cornéliens‘ (il m’est réellement arrivé de me demander si je devais faire telle ou telle action). C’est surtout ça Heavy Rain.
Pour finir, je tiens quand même à préciser que mon Top 3 personnel aurait forcément été différent. Il s’agit bel et bien ici de mon Top 3 de jeux (que j’ai particulièrement appréciés) que je considère comme marquants ou ayant marqués la décennie de l’histoire du jeu vidéo. A ce sujet, je publierai prochainement mon ‘réel Top 3‘. De plus & pour conclure, je tenais absolument à présenter 3 jeux ayant pour personnage principal un homme!












































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