Vu que j’approche de la fin (qu’on se comprenne de la fin de la quête/aventure principale en ~25h de jeu – il me reste encore de très nombreuses quêtes annexes à réaliser), je me suis dit que le moment était venu pour vous laisser mes impressions sur 二ノ国 Ninokuni. Un jeu Nintendo DS qui avant d’être un Role-Playing-Game, tout ce qu’il y a de plus classique, marque la collaboration de 3 noms: Level-5, les studio Ghibli & Joe Hisaishi.



Bien que le jeu soit relativement facile (on tient là un des seuls défauts), ce qui m’a marqué quand j’ai commencé Ninokuni c’est la maturité de son histoire. Le jeu semble être destiné à un public jeune (suffit de voir les Trailers japonais) & pourtant dés l’introduction, la maman d’Oliver meurt après l’avoir secouru. C’est suite à ce décès et les larmes d’Oliver que sa peluche, Shizuku, offerte quelques années plutôt par sa maman va prendre vie et lui apprendre l’existence d’un second monde (二ノ国), un lieu où il pourrait aider sa mère:

Comme vous pouvez-le voir sur la photo ci-desssus, le niveau japonais requis n’est pas insurmontable (la preuve j’y arrive) d’autant que la totalité des Kanji du jeu possèdent leurs Furigana). Rien de bien difficile si on est équipé d’une 2ème DS & du logiciel dictionnaire DS Japonais / Anglais Kanji Sonomama Rakubiki Jiten.
Ninokuni alterne 4 types de Gameplay: De l’exploration tout d’abord, aussi bien sur la carte du monde, dans des villages, dans une fôret, dans une grotte,… Des dessins animés, mais aussi des scènes cinématographiées avec un moteur 3D plus que réussi, des dialogues,… & des combats contre différents ennemis & Boss. A cela s’ajoute plus d’une centaine de quêtes annexes que l’on récupère soit en parlant à certain(e)s PNJ, soit à la guilde locale dans chaque village. Le dernier type de Gameplay concerne à la fois les combats & les quêtes annexes, vu qu’il s’agit de ‘Pokemiser‘ les ennemis rencontrés. Que ce soit pour les ajouter à son équipe de combattants (en s’en occupant comme des Tamagotchi – nourriture, propreté,… ) ou pour remplir et compléter certaines quêtes annexes qui nous demandent de récupérer tel ou tel ennemi pour telle ou telle personne.
Comme je le disais d’entrée de jeu, bien que le jeu soit relativement facile, je me dois d’avouer que la dernière partie Gameplay ne me plait pas énormément. Histoire de remplir certaines quêtes, on se retrouve contraint et forcer de chercher tel ou tel monstre, d’ouvrir tous les coffres,… & de faire de nombreux aller-retours….

Concernant les combats là aussi c’est du domaine du classique malgré la possibilité de déplacer les 3 personnages (que l’on choisit soit parmis les héros soit parmis les Imagen – les bestioles style Pokémon) sur un damier de 9 cases. Hormis quelques boss (et encore si on est équipé en sandwich & en MP en suffisance ça passe sans problème), les combats n’ont rien de difficiles & peuvent être automatisés grâce à la touche ‘X’.



Évidemment ce qui plait, ou ce qui me plait du moins, avant tout c’est l’univers créé et le travail des studio Ghibli. De la palette des couleurs choisies avec de nombreux tons pastels aux ~15 minutes de dessin animé réparties dans le jeu en passant par les endroits visités qui ne sont pas sans rappeler Nausicaa, Laputa, … Bref, il n’est pas rare de s’émerveiller devant un décor ou encore de contempler certains détails. A ce sujet, en ce qui concerne l’univers reconstitué, je n’ai pas grand chose à critiquer. Le soin apporté aux détails est vraiment impressionnant. Oliver s’en va dans un village balnéaire (très beau passage) et hop on s’équipe d’un maillot de bain. Plus tard, on se retrouve dans les glaciers, pas de soucis toute l’équipe s’emmitoufle dans des anoraks, …



Puis ??? Ninokuni, c’est aussi & surtout le le Magic Master, ce livre de 350 pages fourni avec le jeu (voir photos ici) qui sert à la fois de guide, de bestiaires mais aussi d’outil indispensable pour les sorts, les charades, les énigmes,… Que l’on utilise ou rencontre dans le jeu. Véritable bonne idée à la base de Level-5 pour contrer la piraterie & les nombreuses R4,… que l’on trouve sur DS, ce Magic Master se révèle être au final agréable à parcourir (c’est beau, coloré, illustré,… ) tout en se révélant être intransportable de part son poids.

Relativement facile, des quêtes annexes contraignantes, un système à la Pokémon sous-exploité (la plupart des Imagen puissants sont récupérés au cours de l’aventure),… 二ノ国 semble avec ses défauts être un RPG en demi-teinte (GK:6/10) & pourtant je suis sous le charme ! Je pourrai en parler des heures, vous parlez des graphismes plus beaux les uns que les autres, des musiques,… Mais je pourrai aussi vous parlez du bonheur que l’on ressent quand on doit trouver un sort ou encore déchiffrer une énigme grâce au Magic Master et vous dire que je ne pouvais pas m’empêcher de sourire quand j’introduisais au stylet le bon sort ou la bonne réponse,…
Bref 二ノ国 c’est mon Blue Dragon à moi (jeu Xbox 360 réalisé avec la collaboration d’Akira Toriyama que j’ai adoré). Un jeu imparfait, qui aurait pu être une parfaite tuerie en terme de Gameplay si le challenge avait été un peu plus élevé mais qui est tellement plaisant de parcourir qu’il serait dommage de passer à côté de la 1ère participation des studio Ghibli à un Jeu Vidéo. Cette Ghibli’s Touch rend, à mes yeux, le jeu incontournable !