Après vous avoir présenté l’Edition Collector en photos, et surtout après avoir terminé Uncharted 2 lui aussi sur PS3, il était temps que je déballe ce Demon’s Soul et que je commence à y jouer.

Passé une superbe introduction (en anglais uniquement) qui nous plonge dans l’Heroic-Fantasy pure en plein royaume de Boletaria, le joueur sera amené juste après l’écran titre à choisir au choix un soldat, un magicien, un chevalier, un voleur… Personnellement, j’ai décidé d’incarner un Vagrant (Wanderer) histoire de développer un personnage équilibré et de toucher à tout (magie,… ).
Seulement après quelques jours de jeu, je regrette d’avoir choisi un homme et non une femme. Il paraît en effet que le jeu est plus facile si on incarne un femme… Pas grave je vais persévérer !



La persévérance, c’est clairement la clef de ce Demon’s Souls. Je me suis en effet attaché à mon Wanderer depuis le début de l’aventure et ce ne sont pas les (trop) nombreuses défaites qui vont me vaincre et me décourager. Car tout est là, oui Demon’s Souls est redoutable, oui le jeu est (très) difficile mais c’est ce qui le rend unique ! Une fois son personnage créé (avec plus ou moins de détails configurables au choix) celui-ci se retrouve propulsé dans le Nexus sous les traits choisis et apparaît même lors des ‘cinématiques’ avec l’apparence choisie ce qui rend l’immersion crédible.



Le but du jeu est pourtant lui tout simple, vous avez accès depuis le Nexus à différentes zones ou régions du royaume de Boletaria et vous devrez combattre les différents ennemis et Boss (surpuissants) tout en récoltant des âmes. Ces âmes qui vont permettront de retour dans le Nexus d’acheter de nouveaux équipements, de nouvelles magies,… Mais aussi de gérer vos stocks, de réparer vos armes par exemple. Seulement voilà, dès qu’on meurt on perd toutes les âmes récoltées et on retourne au début du stage! Je vais pas vous mentir c’est à rendre dingue (au point de vouloir jouer au Frisbee avec le jeu) le plus stoïque des joueurs quand cela fait 2h qu’on joue.

Pourtant tout n’est pas perdu, car il nous reste une chance de récupérer les âmes volatilisées en se rendant sur le lieu de notre propre mort. Seulement voilà, une fois à l’état d’âme (avec un joli halo lumineux) notre barre de PV est divisée par deux, ce qui rend le périple encore plus compliqué.
Ce ne sont d’ailleurs pas les différents raccourcis qu’on aura débloqué lors de notre premier passage qui vont nous faciliter la tâche de rejoindre le lieu de notre propre mort, loin de là. Il faudra au contraire redoubler de prudence et c’est bien là la force et ce qui rend ce Demon’s Souls unique comme je vous disais. On est réellement plongé dans un univers dangereux, et on doit vraiment faire attention où on met les pieds à tout moment. L’immersion proposée par From Software (King’s Field) dans le jeu est purement hallucinante, on s’y croirait et on avance prudemment.

Pour terminer je dirai juste que le jeu n’a pas volé sa réputation de jeu difficile. Ce qui m’a pas empêcher de m’accrocher, de profiter du jeu et d’être plongé à fond de l’aventure proposée. Une aventure ‘facilitée’ (c’est relatif) par des indices laissées par d’autres joueurs sous forme de message au sol ou sous forme de tâche de sang qui nous permettent de revivre la mort des autres joueurs et nous donner de la sorte des indications à suivre pour ne pas se faire tuer soi-même.
Vous remarquerez que je n’ai que très brièvement parlé des Boss et pour cause ceux ci sont monstrueux. Chaque rencontre ‘dantesque‘, je vous laisse la surprise, nous fait clairement ressentir la vulnérabilité dont est emprunt notre héros et nous oblige à ruser pour les battre.