[Blabla...] Anectodes, Nintendo Switch et Divagations Vidéoludiques

Encore une fois dormir”, cette phrase que me disaient mes parents résume à elle seule l’excitation à la veille d’un jour tant attendu. Que ce soit Noël, mon anniversaire ou encore ici à J-1 de la sortie de la Nintendo Switch. Ce retour à l’enfance n’est pas innocent car tout comme de nombreuses choses notre rapport au Jeu Vidéo se forge à l’enfance/adolescence. Depuis ma Super Nintendo, et ma GameBoy, j’ai toujours aimé les personnages et l’univers Nintendo. C’est donc impatiemment que j’attends la sortie de la Switch.

Contrairement à la génération Z né avec un smartphone en guise de biberon, les « vieux » gamers, qui a dit comme moi, de la génération X/Y ont très certainement rêvé adulenfant du concept proposé par la Switch. Qui n’a pas eu envie de ramener Zelda, Mario ou ces atres héros préférés dans la cour d’école, en vacances,… Alors oui ce fût possible grâce à la GameBoy et ces itérations mais il faut avouer qu’en bichrome on était bien loin graphiquement de nos Super Nintendo qui trônait fièrement dans le salon.

Car c’était ça aussi l’enfance, une guerre de clans entre les pros-Sega VS les pro-Nintendo où tout était question de jeux. Les uns jouaient fièrement sur Super Mario World, Mario Kart, Bomberman ou à Killer Instinct là où d’autres jouaient à Sonic, Mortal Kombat, … Il faut dire qu’à l’époque j’aurai aimé posséder les 2 consoles mais mes parents réfractaires aux jeux vidéo ne le voyaient pas ainsi. Mon père était resté bloqué à la console Atari d’un lointain cousin ou les sprites, à force de laisser une image immobile des heures durant sur l’écran cathodique (pour les plus jeunes, « Google »), restaient incrustés dans l’écran. Pourquoi je parle de ça, simplement parce que depuis je me suis bien rattrapé, mais car cette Switch me rappelle mon enfance. Mario et Zelda sont des personnages qui m’accompagne maintenant depuis 30 ans.

Quelle joie immense de retrouver Zelda au lancement de la Nintendo Switch ce 3 mars dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Encore plus sur Switch car ce Zelda, c’est la promesse de me promener des heures durant dans les plaines d’Hyrule sans contraintes. Fini les disputes conjugales car j’ai envie de monopoliser l’écran de TV pour jour à Splatoon sur WiiU. Ici pas de concessions, aucunes ! Pas besoin de changer de jeux ou de passer sur 3DS, TV allumée, je passerai tout simplement en mode « Nintendo Switch only » accouplé avec les 2 Joy-Con pour profiter de Link lors de mes déplacements ou à l’heure du JT.

Ravi de retrouver Link, je ne peux m’empêcher d’être une pointe déçu qu’aucun jeu Mario ne fasse partie du lancement, et encore plus déçu depuis la découverte de Super Mario Odyssey en vidéo lors de la présentation de la Nintendo Switch. Il faut dire que c’est Mario qui m’accompagne depuis l’enfance. Mario que j’ai reçu en bundle avec ma GameBoy (et non Tetris…) en bundle avec ma Super Nintendo dans Super Mario World,… C’est aussi Mario qui m’a fait découvrir les joies de la 3D au lancement de la Nintendo 64 dans Super Mario 64. Mais je me dis, et j’espère, que comme Super Mario Sunshine (mon préféré à ce jour) sorti après le lancement du GameCube, que ce Super Mario Odyssey sera absolument fabuleux ! Un Super Mario Odyssey dévoilé et prévu fin 2017 comme vous pouvez le voir sur le planning dévoilé lors de la présentation de la Nintendo Switch. Un planning qui fait résonner ma fibre nostalgique avec Super Bomberman R, prévu au lancement, ou encore Ultra Street Fighter II. Mais un planning qui proposera d’autres jeux comme Arms, Mario Kart 8 Deluxe ou le très attendu, en ce qui me concerne, Splatoon 2 !

Splatoon 2 qu’il me tarde de pouvoir déjà tester en mars grâce à une preview spéciale que les possesseurs de Nintendo Switch pourront télécharger avant sa sortie estivale afin de batailler contre des adversaires du monde entier pendant six sessions couvrant les trois jours de l’événement Splatoon 2 Global Testfire.

Car Mario, Zelda, Splatoon,… C’est ça Nintendo ! En plus de proposer des concepts uniques à chaque fois (du joystick anologique de la Nintendo 64, en passant par les 2 écrans de la Nintendo DS, aux mouvements grâce à la Wiimote sur Nintendo Wii,… ), Nintendo c’est avant tout des JEUX ! Et c’est ça qui me plait depuis ma plus tendre enfance ! Le rendez-vous est donc d’ors et déjà pris pour moi dès le 3 mars pour découvrir cette Nintendo Switch dès son lancement accompagnée de Legend of Zelda : Breath of the Wild.

[Concert] The Legend of Zelda: Symphony of the Goddesses

C’est ce soir qu’aura lieu à Bruxelles, plus exactement au Palais 12, le troisième spectacle musical The Legend of Zelda: Symphony of the Goddesses. L’occasion pour les fans de la saga mythique de découvrir les célèbres thèmes musicaux The Legend of Zelda interprétés par un orchestre symphonique de nonante musiciens, accompagné d’un chœur de chanteurs. Evidemment, il me tarde d’être à ce soir !

PS/ L’occasion de prendre ma New 3DS et de Streepasser pour des pièces de puzzle & mes jeux…

[Until Dawn] Critique Frissonnante sans Spoilers !

En tant que joueur, nos attentes sont souvent différentes. J’aurai tendance à dire que ce qui m’importe le plus, c’est une bonne histoire, un bon gameplay ou idéalement les deux. En 2012 à la Gamescom, Sony nous avait présenté un véritable jeu d’horreur. Moi qui fût biberonné par Freddy Krueger, Jason Voorhees,… je ne pouvais que me réjouir. Initialement prévu sur PS3, jouable au PS Move, il aura fallu attendre 3 ans et le passage sur PS4 pour, manette en main, me faire ma propre opinion sur l’expérience Until Dawn. Le plus difficile ces dernières semaines à l’approche de la sortie planifiée le mercredi 26 août aura été de ne pas être spoilé par les différents trailers, screenshots,… promotionnels diffusés. Jusqu’à jeudi dernier, date choisie pour la présentation du jeu en compagnie des Game Developper, je me refusais obstinément de découvrir la moindre image ou de lancer la moindre bande annonce pour ne pas gâcher mon propre plaisir.

Plongé dans l’ambiance cossue d’un chalet, le Game Designer, Steve Goss (à lire son interview par Quantic), aura finalement arraché mes œillères en dévoilant une partie de chapitre et donc de l’histoire lors d’une présentation très dynamique. Une présentation qui m’a encore plus donnée envie de jouer à Until Dawn d’autant que l’accent fût mis sur les choix possibles mais aussi sur la peur réelle en jeu. Une peur que j’ai brièvement expérimenté pendant la présentation car oui j’ai réussi à me saisir, mais que j’allais pouvoir expérimenter installé dans mon canapé car à l’occasion de cet Event, je me suis vu remettre le press kit. J’ai décidé expressément de vous présenter celui-ci une photo afin de ne pas dévoiler certains éléments…

Dès les premières minutes, on comprend rapidement que l’aventure horrifique proposée par Supermassive Games se rapproche plus d’une expérience cinématographique. L’histoire nous propose d’incarner à tour de rôle l’un des huits adolescents le temps d’un week-end dans un chalet isolé dans les montages enneigées canadiennes. Un week-end qui se voulait être festif mais qui va rapidement sombré dans l’horreur. On sait que l’histoire se veut interactive où le plus petit de nos choix pourra influencer le déroulement. Ce qu’on ne sait pas par contre, c’est combien de personnages sur les huit protagonistes, le joueur emmènera jusqu’à l’aube lors de son histoire, sa propre histoire. Pour reprendre les dires de Steve Goss: Dead is dead !

Ce constat implique encore plus le joueur dans le jeu car il est impossible de sauvegarder sa partie pour revenir en arrière et faire d’autres choix. Notre progression se sauvegardera uniquement entre chaque chapitres, introduits par un « Until Now », telle une série TV, qui résume nos précédents choix. Mais les choix artistiques ne s’arretent pas là car Until Dawn réussit le pari d’impliquer encore plus le joueur entre chaque chapitre grâce à des interludes particulièrement réussies, interludes qui influenceront notre partie.

Au niveau gameplay, on se trouve rapidement en terrain connu quand il s’agit d’histoire interactive. On devra effectuer des choix, plus ou moins rapidement au stick en maintenant une direction, réussir une succession de QTE, le tout tinté de quelques phases d’exploration. A cela s’ajoute l’exploitation du Dual Shock 4, il est même possible de jouer avec la détection des mouvements, avec le tactile le gyro mis à contribution. J’ai apprécié cette dernière option stressante dans la pratique lors de certaines scènes.

De plus, si la PlayStation Caméra est reliée à votre PS4, le jeu filmera et enregistrera vos plus beaux sursauts. Des sursauts, nombreux, au coeur même de ma propre expérience à la découverte d’Until Dawn. Marketé comme un jeu qui fait réellement peur, le jeu est à mon sens majoritairement angoissant, stressant, parfois malsain mais la majorité des moments effrayants sont en réalité des « Scare Jumps », à savoir me concernant de jolis sursauts, certains agrémentés de petits cris plus ou moins stridants.

La technique n’est d’ailleurs pas en reste et facilite elle aussi notre immersion. Les différents acteurs se sont prêtés à la capture de leurs performances et le résultat est particulièrement réussi. Certaines expressions faciales sont bluffantes et la VO, avec la possibilité de sous-titrage FR, se veut réaliste. Les graphismes et plus spécifiquement les effets de lumières sont quant à eux superbes. Pour finir, mention spéciale à Jason Graves, le compositeur de la musique, comme dans toute bonne production horrifique, la musique et les effets sonore jouent un rôle à part entière et la musique d’Until Dawn est vraiment réussie.

Actuellement au cours de ma 3ème partie, je peux vous dire que vos choix (relationnels, actions,… ) auront de réelles conséquences, immédiates ou éloignées, sur l’histoire et c’est là qu’Until Dawn réussit ses promesses. A cela s’ajoute de vraies séquences bien stressantes, horrifiques voire gores au cours desquelles tout amateur de films d’horreur sera ravir d’interagir. J’ai beau avoir adoré Until Dawn, cela ne m’empêche pas d’émettre quelques réserves, certaines propre au genre, à propos de mon expérience de jeu. Avec pour inspiration scénaristique de nombreux films d’horreur connus, on pense à Saw, Cold Prey, Scream… Difficile de ne pas éviter certains clichés du genre, telle la caricaturisation outrancière de certains personnages. En dehors de ces quelques bémols, et pour peu que vous évitiez la version française, je ne peux que vous conseillez l’expérience interactive Until Dawn, surtout si vous êtes fan de films d’horreur.